Littérature traduite

  • Creepy

    Yutaka Maekawa

    Takakura mène une vie paisible. Il vient d'emménager avec sa femme dans un quartier résidentiel de Tokyo. Sa profession d'enseignant en psychologie criminelle à l'université lui permet de se lever tard et d'éviter les trains bondés. Un dîner de temps à autre avec son étudiante préférée, sous prétexte de l'orienter sur son mémoire.
    Une vie paisible donc.
    Mais un jour, un camarade de lycée, devenu inspecteur, lui demande son expertise sur un cas de triple disparition qui date de huit ans.
    Rien d'alarmant jusqu'ici, et Takakura lui donne son avis. C'est à partir de là que l'existence routinière du professeur commence à se dérégler : une jeune fille se fait agresser près de chez lui, un voisin au sourire étrangement antipathique et dont on n'a jamais vu l'épouse, un incendie dans la maison d'en face, des meurtres...
    Takakura a l'étrange intuition que tout cela n'arrive pas par hasard.

  • Le jardin interdit

    Da-Eun Kim

    Le 1er mars 2019, les Coréens ont fêté le 100e anniversaire de la déclaration du Mouvement d'indépendance de la Corée. La romancière Kim Da-eun, dans Le Jardin Interdit, met en scène quelques acteurs de cette époque tragique, tourmentée, marquée par la lutte entre la modernité imposée par le colonisateur et une tradition soucieuse avant l'heure de l'environnement. On découvre parmi de nombreux personnages, le nouveau gouverneur japonais, fier de l'immense bâtisse de l'administration coloniale qui fait violence à l'architecture traditionnelle coréenne : elle fut construite devant et sur le site du Gyeongbokgung, palais des rois de Joseon, pour humilier le pouvoir et le peuple.
    Mais le gouverneur, féru de la nouveauté et de la modernité, soucieux de réorienter la politique coloniale et de construire sa nouvelle résidence sur un lieu propice, décide de faire appel aux géomanciens de Joseon, détenteurs d'un corps de technique, nommé pungsu. C'est cette tradition très ancienne, respectueuse des sites et de l'ordre de l'univers qui permet de trouver le lieu de concentration du ki, force vitale, énergie cosmique, et ainsi de déterminer le site idéal pour construire une résidence ou un tombeau. Le lieu propice pour construire la résidence du gouverneur japonais n'est-il pas celui du Jardin interdit? Comment retrouver cet emplacement perdu?
    Que vont faire les géomanciens partagés entre le devoir lié à leur fonction et la lutte contre le colonisateur ? Intrigue au Pays du Matin calme...

  • Ces nouvelles, écrites dans la langue d´Osaka, directe et parfois brutale, opèrent une fine analyse psychologique des travers humains, non dépourvue d'humour. Ses personnages, femmes généralement battantes et dynamiques face à des hommes souvent empruntés et indécis, ne sont pas sans rappeler les couples du Japon actuel. Mais, comme dans la nouvelle « Josée, le tigre et les poissons », Tanabe Seiko peut également jouer sur la fibre poético-émotionnelle, le dialecte d'Osaka n'étant pas dépourvu d'une certaine sensibilité. L'une des 9 nouvelles, « Josée, le tigre et les poissons » (1987), a été également adaptée au grand écran nippon en 2003.

  • Yeonwu vit seul avec sa mère depuis le divorce de ses parents. Après leur déménagement, il fait la connaissance de Taesu, futur camarade de classe. La musique qui s'échappe du casque de ce dernier, son coeur qui bat sur ce rythme, c'est le début de tout. Nouvelle amitié, rencontre avec Chaeyeong, fille craintive, premiers émois, premier amour, séparation forcée, retrouvailles... De l'été à l'hiver, puis de l'hiver au printemps... À travers ce roman d'apprentissage dans l'hyper-modernité sud-coréenne, l'auteure dresse un portrait sans complaisance de la génération des parents des protagonistes, dont certains ont rompu avec les traditions familiales et d'autres se satisfont de leur rôle social, tandis que leurs enfants, n'ayant plus de repères solides, sont à la recherche d'eux-mêmes. Portait d'une jeunesse qui communie dans la même musique et le même rêve d'un monde autre, rêve qui peut conduire aussi à des choix dramatiques.

    Traduit du coréen par Hélène Lebrun et Yun Yennie.

  • La Lune en papier aborde le thème de l'identité, qui, comme la lune qui change de forme chaque nuit, reste pourtant la même. Diane, une jeune femme d'origine coréenne et adoptée par une famille française, finit par rencontrer sa mère biologique après trente ans de séparation, grâce à l'aide d'une Coréenne, Yunhee. Derrière ce geste, cette femme veut en fait apaiser le remords qui l'a poursuivi toute sa vie : elle avait été payée pour faire le passeur auprès d'une famille adoptive. Le sens de la pièce s'éclaire au moment de la rencontre entre la fille et sa mère qui fabrique des lunes en papier : quels que soient le nom et la nationalité, chacun est amené à se questionner sur ce qui fait sa vraie identité.

  • Dans la suite du recueil dédié à la gastronomie coréenne «Manger cent façons» (2016), cette nouvelle anthologie de textes aborde cette fois-ci le boire. Car si la gastronomie est un marqueur identitaire culturel très fort, la boisson partagée - l'alcool, mais aussi le thé ou le café - occupe une place primordiale dans la sociabilité en Corée. Les deux liqueurs les plus vendues au monde sont des acools coréens :
    C'est pour dire si la «culture de l'alcool» y est développée ! C'est autour d'un verre que les langues se délient et que certaines vérités sont dites, découvrant ainsi cent autres façons de la Corée.
    Laissez vous enivrer par ces textes savoureux, comiques et pathétiques !

  • Alors qu'Humpty Dumpty a été assassiné, Alice est la première suspecte. Les meurtres se multiplient, se répercutant dans le monde réel, au sein d'une université japonaise. Petit à petit, Alice se sent menacée à son tour, à l'instar d'Ari Kurisugawa, au vu des inquiétants accidents qui s'abattent sur le campus. Jusqu'où ira la folie meurtrière qui semble frapper le pays des merveilles ?

  • De morte

    Sang-Ryung Park

    Le roman De morte paru en 1975 fait partie de ces oeuvres-monuments qui jalonnent et grandissent les littératures nationales par les portes qu'elles ouvrent avec plus ou moins de violence et de radicalisme stylistique et idéologique à l'image du Voyage au bout de la nuit de Céline en France, du Finnegan's Wake de Joyce en Irlande, ou de l'Infinite Jest de David Foster Wallace aux États-Unis.
    Situé dans un no-man's-land où vivent en parfaite réclusion d'étranges moines, De morte s'inspire du séjour de quarante jours dans les limbes décrit dans le Livre tibétain des morts pour tisser un roman complexe qui emprunte autant au roman policier qu'aux traités les plus ésotériques du bouddhisme et du catholicisme. Écrit dans une langue qui défie et malmène le langage ordinaire, ce roman impose une poésie et une littérarité intransigeantes qui ne laisseront personne indifférent.

    Traduit du coréen par Simon Kim et Choi Yunjoo.

  • Un jour de chance, Une société qui pousse à boire, L'Incendie... À travers ces grands classiques de la nouvelle coréenne, Hyun Jin-geon dépeint d'un regard à la fois tendre et perspicace la psychologie des gens du peuple, essayant tant bien que mal de survivre dans la Corée des années 1920. Pleins de bonté et de simplicité, parfois aussi victimes de leurs faiblesses, ces personnages profondément humains - pour le meilleur et pour le pire - résistent à la misère du quotidien avec abnégation et générosité. Nous plongeant au coeur de leur situation et nous faisant prendre part à leurs choix, Hyun Jin-geon livre ici, avec violence parfois, mais toujours avec l'authenticité des grands artistes, un témoignage touchant et saisissant de la société de son époque.

    Nouvelles traduites du coréen par Mi-Kyung Friedli et David Reischenbach.

  • Est-il besoin de rappeler que la gastronomie est la porte d'entrée royale vers toute culture ? En Corée aussi, la cuisine est très importante comme marqueur identitaire, comme pratique sociale, comme patrimoine... Au-delà du gimchi et du bibimbap popularisés par la Vague coréenne, les écrivains coréens d'hier et d'aujourd'hui vous entraînent à la découverte de ce monde de saveurs et de souvenirs qui dessinent la carte gourmande d'un pays encore méconnu.
    27 auteurs, 34 textes, 21 traducteurs : un riche petit livre à déguster sans modération !

  • À Kyoto, lors de l'exposition de Reiko, artiste peintre, une jeune femme est frappée d'effroi devant un tableau.
    Des éléments présents dans l'oeuvre suggèrent que l'artiste sait ce qui est arrivé au mari de cette jeune femme, Takao, disparu cinq ans plus tôt sans laisser de trace.
    Peu après, sur le lieu même de la disparition de Takao, un corps est découvert. Un meurtre à huis clos qui rappelle étrangement les circonstances de cette disparition : personne n'a pu ni entrer ni sortir, toutes les issues étant verrouillées de l'intérieur.
    Asami, camarade d'université de Reiko, mène l'enquête et ramène au jour un passé enfoui. Sans se décourager, elle n'aura de cesse de rechercher la vérité dissimulée dans le mystérieux tableau.
    /> Sur une trame qui fait monter l'angoisse, se tisse une intrigue pleine de suspens, qui a remporté le prix Ayukawa Tetsuya en 2004.

  • Ce coffret réunit deux volumes de la collection La Corée cent façons qui présente la culture coréenne par ses textes. Ces deux volumes, Boire (2018) et Manger (2016), présentent l'art de la table et de la boisson au Pays du Matin calme.
    Est-il besoin de rappeler que la gastronomie est la porte d'entrée royale vers toute culture ? Audelà du kimchi et du bibimbap popularisés par la Vague coréenne, les écrivains coréens d'hier et d'aujourd'hui vous entraînent à la découverte de ce monde de saveurs et de souvenirs qui dessinent la carte gourmande d'un pays encore méconnu.
    Un riche petit livre à déguster sans modération !
    La boisson partagée - l'alcool, mais aussi le thé ou le café - occupe une place primordiale dans la sociabilité en Corée. C'est autour d'un verre que les langues se délient et que certaines vérités sont dites, découvrant ainsi cent autres façons de la Corée.
    Laissez vous enivrer par ces textes savoureux, comiques et émouvants !

    Sous la direction de Benjamin Joinau et Simon Kim. Illustrations de Keum Suk Gendry-Kim et d'Élodie Dornand de Rouville.

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