Littérature générale

  • Parvenu au crépuscule de sa vie, Louis se prépare à mourir, seul, à Paris. Au même moment, à Tokyo, son petit-fils Akito décide sans raisons apparentes de se cloîtrer dans sa chambre. Ce séisme intime amène ses proches à se confronter à leur propre histoire : liens rompus, secrets enfouis, aspirations profondes, blessures refoulées. Face au caractère irrationnel de la situation, enfermés à leur tour dans l´incompréhension et la culpabilité, tous prennent conscience des liens ténus reliant l´existence à l´invisible. Fable à la tonalité impressionniste à la fois profonde et légère, Chasser les ombres raconte, à travers le phénomène très particulier de ces reclus volontaires, les hikikomoris, une histoire universelle : la manière dont chacun se sent relié aux autres, dont chacun se crée un refuge intérieur, se trouve un point de fuite, se métamorphose ou se renferme, en explorant librement le sens de sa vie ou en rêvant l´image de sa mort. Comme l´ombre accompagne la lumière.

  • Idoles

    Marianne Weller

    En 2004, un nouveau groupe de cinq chanteurs fait ses débuts en Corée du Sud. Le plus jeune a quinze ans, le plus âgé dix-sept. Ils se sont rencontrés par hasard, réunis par la plus grosse agence de production du pays. Ils vont devenir le groupe le plus célèbre de toute l´Asie, battant tous les records de popularité. Et les meilleurs amis du monde. Mais, pour trois d´entre eux, la liberté compte plus encore. En 2009, entouré d´une pression médiatique énorme, le groupe vole en éclat et les ennuis commencent. Procès, déchirements, l´industrie musicale coréenne ne compte pas laisser s´envoler ainsi la poule aux oeufs d´or. Un récit inspiré de l´histoire du groupe TVXQ!, stars incontestées de la deuxième génération de K-Pop, éternellement regrettés, longtemps pris pour modèles par la génération d´aujourd´hui. L´histoire d´une amitié hors du commun. Un parcours de découverte où se confrontent les générations, entre intérêts économiques, respect des traditions et quête de reconnaissance.

  • Suite à la parution en France de son premier ouvrage « Ida au pays du matin calme » aux Editions Lattès en 2006 et à sa traduction en Corée du Sud aux Editions Image Box, en 2007, Ida Daussy, professeure et personnalité médiatique locale, se propose de faire le récit détaillé d'une partie de ses 27 années de vie coréenne en tant que femme et en tant qu'immigrée naturalisée, soudain divorcée et mère célibataire à la tête d'une famille multiculturelle. Cet ouvrage, récit d'une histoire vécue de l'intérieur, se veut à la fois autobiographique et largement ouvert aux questions sociétales, étayé de nombreux faits et données précises concernant la Corée d'aujourd'hui et son évolution. Un portrait sans fard et sans clichés de ce pays qui fascine, mais reste méconnu France au-delà des images de l'actualité géopolitique ou des mélodies acidulées de la K-pop.

  • En 1880, Edmond de Goncourt publie La Maison d'un artiste, un ouvrage d'un genre totalement nouveau, dans lequel il décrit minutieusement chaque pièce de sa maison. En collectionneur chevronné, il y a accumulé ici des dessins et sculptures du xviiie siècle, là des livres de bibliophilie qu'il a fait relier de cuirs exceptionnels, et là encore des objets extrême-orientaux. S'il prétendit être à l'origine de la vague de japonisme qui déferla en France - ce qui n'est pas tout à fait exact -, il fut néanmoins l'un des premiers collectionneurs occidentaux d'estampes japonaises, de gardes de sabre, de netsukés et autres objets alors inconnus. La réédition proposée ici reprend les textes de l'oeuvre en rappport avec les arts extrême-orientaux. Geneviève Lacambre aborde dans une large préface les ressorts de cette collection, les étapes de sa constitution et son devenir. Elle y étudie le parcours d'une dizaine d'objets jusqu'à nos jours - objets pour lesquels des illustrations photographiques sont proposées.

  • Le jardin interdit

    Da-Eun Kim

    Le 1er mars 2019, les Coréens ont fêté le 100e anniversaire de la déclaration du Mouvement d'indépendance de la Corée. La romancière Kim Da-eun, dans Le Jardin Interdit, met en scène quelques acteurs de cette époque tragique, tourmentée, marquée par la lutte entre la modernité imposée par le colonisateur et une tradition soucieuse avant l'heure de l'environnement. On découvre parmi de nombreux personnages, le nouveau gouverneur japonais, fier de l'immense bâtisse de l'administration coloniale qui fait violence à l'architecture traditionnelle coréenne : elle fut construite devant et sur le site du Gyeongbokgung, palais des rois de Joseon, pour humilier le pouvoir et le peuple.
    Mais le gouverneur, féru de la nouveauté et de la modernité, soucieux de réorienter la politique coloniale et de construire sa nouvelle résidence sur un lieu propice, décide de faire appel aux géomanciens de Joseon, détenteurs d'un corps de technique, nommé pungsu. C'est cette tradition très ancienne, respectueuse des sites et de l'ordre de l'univers qui permet de trouver le lieu de concentration du ki, force vitale, énergie cosmique, et ainsi de déterminer le site idéal pour construire une résidence ou un tombeau. Le lieu propice pour construire la résidence du gouverneur japonais n'est-il pas celui du Jardin interdit? Comment retrouver cet emplacement perdu?
    Que vont faire les géomanciens partagés entre le devoir lié à leur fonction et la lutte contre le colonisateur ? Intrigue au Pays du Matin calme...

  • Ces nouvelles, écrites dans la langue d´Osaka, directe et parfois brutale, opèrent une fine analyse psychologique des travers humains, non dépourvue d'humour. Ses personnages, femmes généralement battantes et dynamiques face à des hommes souvent empruntés et indécis, ne sont pas sans rappeler les couples du Japon actuel. Mais, comme dans la nouvelle « Josée, le tigre et les poissons », Tanabe Seiko peut également jouer sur la fibre poético-émotionnelle, le dialecte d'Osaka n'étant pas dépourvu d'une certaine sensibilité. L'une des 9 nouvelles, « Josée, le tigre et les poissons » (1987), a été également adaptée au grand écran nippon en 2003.

  • Réédition en facsimilé du récit de voyage au Japon d'Émile Guimet, illustré par son compagnon de voyage Félix Régamey, paru en deux tomes en 1878 et 1880.
    L'industriel lyonnais Émile Guimet, parti étudier les religions de l'archipel nippon, conte à son retour les péripéties du voyage et la découverte de la vie quotidienne au Japon, bien souvent déconcertante pour un occidental. Il évoque également au fil des chapitres les grands mythes de l'empire du Soleil levant. Le voyageur y fait preuve de beaucoup de sensibilité, et d'admiration pour les Japonais. L'ouvrage est ponctué par de nombreuses illustrations de Félix Régamey, toujours très justes.

    Présenté par Hervé Beaumont.

  • Yeonwu vit seul avec sa mère depuis le divorce de ses parents. Après leur déménagement, il fait la connaissance de Taesu, futur camarade de classe. La musique qui s'échappe du casque de ce dernier, son coeur qui bat sur ce rythme, c'est le début de tout. Nouvelle amitié, rencontre avec Chaeyeong, fille craintive, premiers émois, premier amour, séparation forcée, retrouvailles... De l'été à l'hiver, puis de l'hiver au printemps... À travers ce roman d'apprentissage dans l'hyper-modernité sud-coréenne, l'auteure dresse un portrait sans complaisance de la génération des parents des protagonistes, dont certains ont rompu avec les traditions familiales et d'autres se satisfont de leur rôle social, tandis que leurs enfants, n'ayant plus de repères solides, sont à la recherche d'eux-mêmes. Portait d'une jeunesse qui communie dans la même musique et le même rêve d'un monde autre, rêve qui peut conduire aussi à des choix dramatiques.

    Traduit du coréen par Hélène Lebrun et Yun Yennie.

  • La Lune en papier aborde le thème de l'identité, qui, comme la lune qui change de forme chaque nuit, reste pourtant la même. Diane, une jeune femme d'origine coréenne et adoptée par une famille française, finit par rencontrer sa mère biologique après trente ans de séparation, grâce à l'aide d'une Coréenne, Yunhee. Derrière ce geste, cette femme veut en fait apaiser le remords qui l'a poursuivi toute sa vie : elle avait été payée pour faire le passeur auprès d'une famille adoptive. Le sens de la pièce s'éclaire au moment de la rencontre entre la fille et sa mère qui fabrique des lunes en papier : quels que soient le nom et la nationalité, chacun est amené à se questionner sur ce qui fait sa vraie identité.

  • Dans la suite du recueil dédié à la gastronomie coréenne «Manger cent façons» (2016), cette nouvelle anthologie de textes aborde cette fois-ci le boire. Car si la gastronomie est un marqueur identitaire culturel très fort, la boisson partagée - l'alcool, mais aussi le thé ou le café - occupe une place primordiale dans la sociabilité en Corée. Les deux liqueurs les plus vendues au monde sont des acools coréens :
    C'est pour dire si la «culture de l'alcool» y est développée ! C'est autour d'un verre que les langues se délient et que certaines vérités sont dites, découvrant ainsi cent autres façons de la Corée.
    Laissez vous enivrer par ces textes savoureux, comiques et pathétiques !

  • De morte

    Sang-Ryung Park

    Le roman De morte paru en 1975 fait partie de ces oeuvres-monuments qui jalonnent et grandissent les littératures nationales par les portes qu'elles ouvrent avec plus ou moins de violence et de radicalisme stylistique et idéologique à l'image du Voyage au bout de la nuit de Céline en France, du Finnegan's Wake de Joyce en Irlande, ou de l'Infinite Jest de David Foster Wallace aux États-Unis.
    Situé dans un no-man's-land où vivent en parfaite réclusion d'étranges moines, De morte s'inspire du séjour de quarante jours dans les limbes décrit dans le Livre tibétain des morts pour tisser un roman complexe qui emprunte autant au roman policier qu'aux traités les plus ésotériques du bouddhisme et du catholicisme. Écrit dans une langue qui défie et malmène le langage ordinaire, ce roman impose une poésie et une littérarité intransigeantes qui ne laisseront personne indifférent.

    Traduit du coréen par Simon Kim et Choi Yunjoo.

  • Nature humaine

    Rudolf Steiner

    • Triades
    • 1 Janvier 2002

    " La pédagogie doit être un art et pas seulement une science.
    Nous avons besoin d'un esprit nouveau pour la science, et nous en avons besoin, pour commencer, dans tout ce qui a trait à l'art de l'éducation ! " Rudolf Steiner Ce cours sur la Nature humaine a été donné par Steiner à la douzaine d'enseignants qui fondèrent la première école Waldorf à Stuttgart en 1919. Partant d'une nouvelle phénoménologie de l'esprit, de l'âme et du corps, il s'efforce de lancer un pont sur l'abîme qui s'était déjà creusé entre les théories sur l'homme et la pratique de la vie.

  • Un jour de chance, Une société qui pousse à boire, L'Incendie... À travers ces grands classiques de la nouvelle coréenne, Hyun Jin-geon dépeint d'un regard à la fois tendre et perspicace la psychologie des gens du peuple, essayant tant bien que mal de survivre dans la Corée des années 1920. Pleins de bonté et de simplicité, parfois aussi victimes de leurs faiblesses, ces personnages profondément humains - pour le meilleur et pour le pire - résistent à la misère du quotidien avec abnégation et générosité. Nous plongeant au coeur de leur situation et nous faisant prendre part à leurs choix, Hyun Jin-geon livre ici, avec violence parfois, mais toujours avec l'authenticité des grands artistes, un témoignage touchant et saisissant de la société de son époque.

    Nouvelles traduites du coréen par Mi-Kyung Friedli et David Reischenbach.

  • « J'ai vu à Jeonju, à l'entrée du hyanggyo, l'école confucéenne, un ensemble de ginkgos dont l'un cinq fois centenaire, au tronc imposant et à l'écorce sombre si magnifiquement craquelée qu'on a envie de la caresser (...) J'aime à imaginer Confucius lisant, réfléchissant, philosophant, enseignant sous un tel arbre, symbole de longévité et d'illumination. »

  • Pour fêter les 10 années de l'Atelier des Cahiers en tant qu'éditeur français et dans le cadre de l'année France-Corée 2015- 2016, dont notre programme éditorial a été labellisé dans le programme officiel, nous publions un numéro spécial des Cahiers de Corée. Ce volume a pour thème : le vivre-ailleurs, France Corée.
    Le sommaire est constitué de différentes contributions témoignant des relations entre nos deux pays. Qu'il s'agisse de francophones vivant en Corée ou de Coréens vivant en France, le vivre ailleurs est une expérience de vie, qu'elle soit brève ou prolongée, difficile ou enthousiaste, qui génère des images ou des textes de nature très variée. Dans un esprit d'ouverture, nous souhaitons rendre compte de cet éclectisme en publiant aussi bien des extraits de journaux anciens ou contemporains, des traductions inédites, des poèmes, des dessins, des photos, des peintures ou des médias mixtes.
    Parmi les auteurs présents dans ce volume : le philosophe Alexandre Jollien, les coréanologues Alexandre Guillemoz, Alain Delissen, Valérie Gélezeau et Élisabeth Chabanol, l'écrivain Lorenzo Pestelli et le critique Jean-Louis Poitevin, les poétesses Kza Han et Cathy Rapin, les photographes Elisa Haberer et Nathalie Savey, les artistes Bang Haija et Claire Rado de Selva, et bien d'autres...

  • Est-il besoin de rappeler que la gastronomie est la porte d'entrée royale vers toute culture ? En Corée aussi, la cuisine est très importante comme marqueur identitaire, comme pratique sociale, comme patrimoine... Au-delà du gimchi et du bibimbap popularisés par la Vague coréenne, les écrivains coréens d'hier et d'aujourd'hui vous entraînent à la découverte de ce monde de saveurs et de souvenirs qui dessinent la carte gourmande d'un pays encore méconnu.
    27 auteurs, 34 textes, 21 traducteurs : un riche petit livre à déguster sans modération !

  • « Je marche, je regarde, j'entends, j'absorbe. Mon corps absorbe. Mon cerveau absorbe. Je laisse s'épanouir en moi ces milliers de fleurs urbaines et sauvages qui explosent à chaque endroit, néons en plein jour, écrans aux dimensions de cataracte déversant leurs millions de litres de pixels sur des passants apparemment indifférents...
    C'est à partir de cet instant que la ville commença de glisser, carte mentale incertaine, sur la carte de ce monde enfoui et que les lignes brisées de mes vies non vécues sont venues épouser (...) le dédale imprécis des rues de Séoul ».

    Un photographe de presse, habitué des zones de guerre, est invité à venir en Corée, pour réaliser une série de photos de mode. Malgré lui, il va être entraîné dans une aventure qui le conduit à tenter de récupérer des oeuvres d'art volées. Mais c'est la ville, Séoul, qui le happe...

  • Pour fêter les 10 années de l'Atelier des Cahiers en tant qu'éditeur français et dans le cadre de l'année France-Corée 2015-2016, dont notre programme éditorial a été labellisé dans le programme officiel, nous publions deux volumes anniversaires des Cahiers de Corée. Ce second volume a pour thème : Créer ailleurs, France-Corée.
    Le sommaire est constitué de différentes contributions témoignant des relations entre nos deux pays. Qu'il s'agisse d'artistes, de poètes ou d'écrivains francophones vivant en Corée ou de Coréens vivant en France et en Europe, créer ailleurs est souvent une expérience déterminante, résultat d'un exil ou d'un choix électif qui, sur le long terme ou à l'occasion d'un voyage, associe découverte et interrogation, retour à soi et ouverture à l'autre, échange, oubli et, parfois, moment de grâce au détour d'une rue ou d'un paysage inattendu.
    Les auteurs présents dans ce numéro seront notamment :
    L'écrivain Lorenzo Pestelli, les poétesses Kza Han et Cathy Rapin, les photographes Elisa Haberer et Nathalie Savey, les artistes Bang Haija et Elodie Dormand de Rouville, le dramaturge Nicolas Hazard ou le bédéiste Samir Dahmani...

  • Ce coffret réunit deux volumes de la collection La Corée cent façons qui présente la culture coréenne par ses textes. Ces deux volumes, Boire (2018) et Manger (2016), présentent l'art de la table et de la boisson au Pays du Matin calme.
    Est-il besoin de rappeler que la gastronomie est la porte d'entrée royale vers toute culture ? Audelà du kimchi et du bibimbap popularisés par la Vague coréenne, les écrivains coréens d'hier et d'aujourd'hui vous entraînent à la découverte de ce monde de saveurs et de souvenirs qui dessinent la carte gourmande d'un pays encore méconnu.
    Un riche petit livre à déguster sans modération !
    La boisson partagée - l'alcool, mais aussi le thé ou le café - occupe une place primordiale dans la sociabilité en Corée. C'est autour d'un verre que les langues se délient et que certaines vérités sont dites, découvrant ainsi cent autres façons de la Corée.
    Laissez vous enivrer par ces textes savoureux, comiques et émouvants !

    Sous la direction de Benjamin Joinau et Simon Kim. Illustrations de Keum Suk Gendry-Kim et d'Élodie Dornand de Rouville.

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