La Boite A Bulles

  • Nancy recrée une Angleterre plus victorienne que nature, empreinte d'Art Nouveau et d'influences japonisantes.

    Cet univers bien entendu peuplé de chats, elle le fait vivre également hors des bulles et des cases, au travers d'objets et d'images...

    Sa complice, Céline Badaroux Denizon, lui donne même un prolongement presque théâtral avec la création de costumes issus des livres et leur mise en scène soignée, qui permettent de mettre sur photo des Alice Barnes et Victor Neville plus vrais que nature...

    Un ouvrage étonnant, un régal pour les yeux...

  • Franck est considéré comme un des plus grands architectes de son temps. Rongé par la culpabilité suite à un terrible accident sur l'un de ses chantiers, il rêve de tout plaquer.
    Devant l'insistance de ses partenaires et commanditaires, il se rend tout de même au Japon pour participer à un important concours dont il se sait déjà le vainqueur programmé...
    A peine a-t-il posé le pied au Pays du soleil levant que le voici pris en charge, dorloté voire manipulé...
    Franck ne croit plus en ce projet pour lequel on l'a fait venir ni à plus rien de ce qu'il a fait jusqu'ici.
    Dans un Japon qu'il découvre pas à pas, Franck suit une sorte de voyage initiatique... Mais on ne se dérobe pas impunément à la gloire qui vous est promise...
    Quand un architecte est Lost in translation...

  • Attaché au Vietnam et aux destins brisés de ses ressortissants, Clément Baloup continue de mettre toute sa sensibilité au service du souvenir de ceux qui se sont arrachés à leur terre natale.

    Dans ce 3ème volume des Mémoires de Viet Kieu, Clément s'intéresse en particulier à celles que l'on nomme les « Mariées de Taïwan » : ces jeunes Vietnamiennes victimes d'un phénomène qui commença à la fin des années 90, lorsque plusieurs agences matrimoniales virent le jour au Vietnam pour organiser des rencontres avec des hommes taiwanais...

    Ainsi des milliers de jeunes femmes, issues de milieux pauvres et campagnards, se mirent en quête d'une échappatoire vers une vie meilleure à travers ces mariages négociés.

    Mais tout cela ne fut-il pas qu'un miroir aux alouettes ? Une illusion cruelle ?

    Des témoignages rares et intimistes, captivants de bout en bout.

  • Le tome 1 de Mémoires de Viet Kieu proposait quatre témoignages de Vietnamiens, dont le père de l'auteur, ayant dû s'exiler à cause d'une succession de guerres de 1945 à 1975.

    Le tome 2 nous plonge au sein de cette même diaspora aux Etats-Unis, dans le pays où elle est la plus représentée. Avec ce paradoxe omniprésent pour ces « Viet Kieu » de vivre au sein de la nation qui a « assiégé », ou « aidé » (c'est selon) leur pays natal.

    Quel que soit ce ressenti, ces communautés immigrées ne sont pas intégrées au sens français du terme mais vivent en autarcie dans des quartiers appelés "Little Saigon". A travers des voyages réalisés en 2009 et 2010, Clément Baloup donne à voir comment s'est effectué l'entretien de la mémoire et de la culture dans ces quartiers asiatiques au coeur des grandes villes américaines (Chinatown, Little Tokyo, Lao Area, etc.).

  • Dans son premier album, Un Automne à Hanoï (en 2004), Clément Baloup racontait quelques moments privilégiés d'un séjour au pays de ses ancêtres à l'occasion d'un stage en école d'art. Avec Quitter Saigon, il donne cette fois la parole à ses proches (dont son propre père), vietnamiens condamnés à l'exil par les mouvements de l'Histoire, les occupations tour à tour japonaise, française et américaine et la victoire des troupes du Nord.

    Un album poignant et d'une extrême sensibilité.

  • Le pasteur Eugène Rayroux se voit proposer un poste prestigieux et périlleux : devenir l'adjoint - et le successeur - de John Bost, le créateur des asiles de Laforce...

    Mais sera-t-il capable de succéder à un personnage aussi charismatique ? Son séjour aux asiles sera l'occasion pour lui - et le lecteur - de mieux cerner l'homme et son oeuvre...

    Pionnier de l'action sociale, John Bost créa au XIXe siècle l'un des premiers centres d'accueil des défavorisés de tous âges, qu'ils soient orphelins, simples d'esprits, épileptiques... Ces infortunés trouvèrent refuge aux asiles de La Force fondés près de Bergerac par ce pasteur d'origine suisse et ses paroissiens gascons.

    Le portrait du protestant français le plus emblématique du XIXe siècle dont l'oeuvre contribua à changer le regard posé sur les personnes atteintes d'un handicap physique ou mental.

  • À la fin des années 1990, Maëlle Joly et des amies partent pour un périple de huit mois au Népal. Dans l'Himalaya, à 2 000 mètres d'altitude, elles se prennent d'amitié pour les villages de Golphu Banjyang et Barati. Dans ce dernier, elles décident de créer une école primaire : l'association Kalam est née.

    Au fil des années l'association et l'école se structurent. Maëlle et d'autres membres de l'association - telles Sophie Raynal à compter de 2003 - se rendent régulièrement sur place pour suivre l'évolution de l'école et du village.

    En 2015, un violent séisme secoue le Népal et l'école s'écroule. L'association Kalam récolte des fonds pour mettre en place une aide d'urgence. Mais la reconstruction de l'école semble poser problème. Sophie et Maëlle décident donc de repartir à Barati afin de mieux appréhender la situation.

    Une immersion dépaysante, documentée dans le quotidien de villageois népalais.

  • M. Lim Ah Cheng avait raison : au fond d'un puits de Singapour se trouvait bien une vieille bicyclette, dont le pneu arrière est transpercé d'une balle.

    La revoir lui rappelle la façon dont elle s'est retrouvée là, 72 ans plus tôt, alors qu'il n'était qu'un gamin des rues dans un Singapour occupé par l'armée japonaise. Une armée dont le principal moyen de locomotion n'était autre que la bicyclette.

    Émerveillé par l'agilité d'un soldat sur ce deux roues, Ah Cheng décide de ne plus le lâcher d'une semelle car il rêve de rouler avec autant d'adresse.

    Il faut dire que ce simple soldat japonais n'est pas tout à fait comme les autres. Il n'a qu'un but : participer aux Jeux Olympiques en temps que cycliste, une fois la guerre terminée.

    Un drôle de tandem se forme, lié par une bicyclette, à la vie à la mort...

    Une anecdote historique émouvante et pleine de sens.

  • Lassé de ne pas trouver d'emploi à la sortie des Beaux Arts, Maxime décide de prendre le large et de découvrir le monde. Et comme il faut bien commencer quelque part, Maxime choisit le Vietnam, car il a dans l'idée de retrouver la trace du mystérieux demi-oncle que son grand-père, ancien militaire, aurait laissé là-bas après la guerre d'Indochine.

    Ce n'est pourtant pas lui qu'il va rencontrer à Saigon, mais l'amour fou, en la personne d'Akiko, une jeune Japonaise souriante qui va bouleverser son programme et sa vie. Malgré ce coup de foudre, le jeune homme doit retourner en France, faute d'argent. Commence alors entre eux une relation par écrans interposés, dont la chaleur n'a rien à envier aux ébats torrides qu'ils vécurent à Saigon.

    Deux questions se posent alors pour Maxime : pourquoi ne retournerait-il pas au Vietnam ? Et pourrait-il faire sa vie avec la jeune femme, lui qui vit au jour le jour ?

    Un appel au voyage et à la découverte, une ode à la vie et à la sensualité.

  • En face, dans l'Immeuble, la vie continue, cahin-caha... Les voisins qui se croisent finissent, à force, par tisser des liens - parfois plus forts qu'ils ne l'auraient voulu. Nous avions laissé les habitants de l'Immeuble, un soir, tard dans la nuit. A un moment terrible, crucial et banal à la fois. A un moment où des événements a priori anodins peuvent tout changer : Claire, morose, qui décide d'appeler Maurice, un garçon croisé au Nouvel An ; Jacky qui passe la nuit chez Fabienne, la voisine du dessous ; Gipsy le chien, à la clinique vétérinaire, entre la vie et la mort. Et Louis qui disait, confiant en l'avenir, à ce fameux réveillon, qu'il avait eu la chance de rencontrer la femme de sa vie dès le lycée...

  • Au premier étage de "L'Immeuble d'En Face", réside une mère célibataire et enceinte. Au second, un couple entre deux âges. Et au troisième un couple de jeunes amoureux, Claire et Louis. Un immeuble comme tant d'autres avec ses croisements dans l'escalier, sa solidarité et ses méfiances. Des tranches de vie pleines de justesse et de fraîcheur. Vanyda développe dans cet album un sens de la mise en scène, une capacité à faire bouger les personnages déjà hors du commun. Un "manga à la française" préfacé par Frédéric Boilet qui devrait séduire aussi bien les amateurs de shojo que ceux de romans graphiques.

  • Au 1er étage de L'Immeuble d'en face réside une mère célibataire. Au second, un couple entre deux âges. Et au troisième, deux jeunes amoureux, Claire et Louis. Un immeuble comme tant d'autres avec ses croisements dans l'escalier, sa solidarité et ses petites histoires, amoureuses ou douloureuses. Après un premier volume acclamé par la presse et remarqué par le jury d'Angoulême 2004 (nommé pour le Prix du Meilleur Premier Album), Vanyda nous offre un second volet de la vie de ces personnages qu'on retrouve avec plaisir et tendresse, comme s'ils faisaient un peu partie de notre entourage...

  • Le Chat du kimono n'est pas une série comme les autres : plus que l'intrigue de ses albums, ce qui captive ses lecteurs, c'est son ambiance, ses personnages, son graphisme.
    Nancy recrée une Angleterre plus victorienne que nature, empreinte d'Art nouveau et d'influences japonisante.
    Cet univers bien entendu peuplé de chats, elle le fait vivre également hors des bulles et des cases, au travers d'objets et d'images.
    Sa complice, Céline Badaroux Denizon, lui donne même un prolongement presque théâtral avec la création de costumes issus des livres et leur mise en scène soignée, qui permettent de mettre sur photo des Alice Barnes et Percy Neuville plus vrai que nature.
    Un ouvrage étonnant, un régal pour les yeux.

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